Les réserves de biosphère ont vu le jour en 1974 dans le cadre du programme MAB (Man and Biosphere) de l’UNESCO avec l’objectif de créer un réseau mondial coordonné de parcs nationaux, réserves biologiques, et autres aires protégées utiles pour la conservation, la recherche et l’éducation. En 1978, le mont Saint-Hilaire est la première réserve de biosphère désignée au Canada.
Une réserve de biosphère s’organise
spatialement autour de trois zones interdépendantes :
L’aire centrale bénéficie d’une
protection à long terme, souvent associer à un
statut légal, afin de conserver la diversité
biologique.
La zone intermédiaire ou zone tampon est
utilisée pour des activités compatibles avec des
pratiques écologiquement viables (éducation
relative à l’environnement, loisirs,
écotourisme, recherche appliquée et
fondamentale…). Elle permet de renforcer la fonction de
protection de l’aire centrale.
La zone de transition ou aire de coopération
comprend un certain nombre d’activités agricoles,
d’établissements humains ou autres exploitations
entourant l’aire centrale et la zone tampon. C’est le
siège des activités économiques et
sociales, qui doivent s’orienter vers un développement
durable, au bénéfice et avec la participation de
la population locale. La zone tampon et l’aire de
coopération s’étendent sur les
propriétés de particuliers et de
communautés.
L’UNESCO reconnaît trois fonctions principales aux
réserves de biosphère :
conservation de la biodiversité et des
écosystèmes : cette fonction a pour
objectif de contribuer à la protection des
espèces, des écosystèmes et des paysages;
développement durable : cette fonction encourage
un développement économique respectant la nature
et la culture locale. Elle favorise également
l’implication des populations dans la prise de décision
locale en encourageant la formation et l’éducation dans
l’objectif de faire de leur milieu de vie une région
modèle en matière de conservation et de
développement durable;
développement de compétences : cette
fonction repose sur un réseau international de
recherche et d’observation qui souhaite mettre en place des
projets de recherche aidant à la gestion des
territoires et qui souhaite aussi assurer une surveillance
continue de l’environnement (UNESCO, 1996). Cet objectif
englobe de plus en plus des visées de
développement local qui viennent s’ajouter à la
recherche, au suivi à long terme et à
l’éducation.
La réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire s’étend sur un territoire qui dépasse les limites de la Réserve Naturelle Gault, elle regroupe ainsi plusieurs municipalités. La réserve naturelle Gault représente le coeur de la réserve de biopshère qui se compose de l’aire centrale et d’une partie de la zone tampon.
Alliant les priorités de conservation aux intérêts socio-économiques et culturels de la région, la réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire est une bonne représentation du lien nature-culture qui caractérise notre sens d’appartenance à la montagne. Elle veut être un milieu de collaboration où les citoyens vivent et travaillent en harmonie avec la nature.