QUELQUES EXEMPLES DE PROJETS


Les milieux humides de la Réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire

Les milieux humides ont longtemps été des mal-aimés. Pour les faire disparaître, on les a remblayés ou bien drainés. On les considérait comme des foyers à mouches noires et à maringouins. Pourtant, les marais, les marécages, les tourbières et autres milieux humides jouent un rôle primordial dans l’environnement. Ils réduisent les risques de sécheresse et d’inondation en plus d’abriter une faune et une flore que l’on ne trouve nulle part ailleurs. En 2013, grâce au soutien financier de la Conférence régionale des élus de la Montérégie Est et d’Environnement Canada, le Centre de la Nature a recensé plus de 160 milieux humides représentant une superficie totale de 1050 hectares.

Cliquez-ici pour consulter le guide "Les milieux humides de nos forêts".

Cheminée recherchée pour martinet menacé

Le centre de la nature, aidé par l’équipe de bénévoles, lance son projet martinet ramoneur 2013/2014 afin de sauver cette espèce menacée. En effet, ce petit oiseau qui niche dans les cheminées a été déclaré espèce menacée en 2007 dans l’ensemble du territoire canadien; sa population a chuté de 95% en 40 ans!

Cliquez-ici pour en savoir plus

Inventaires des anoures

Le projet d’inventaires des anoures (grenouilles, crapauds et rainettes) sur la Réserve de Biosphère du mont Saint-Hilaire est un programme de bénévolat entrepris il y a deux ans. Plus d’une trentaine de bénévoles sillonnent le territoire afin d’inventorier les espèces présentes par identification des chants au moment de leur reproduction. Ce projet apporte d’importantes connaissances sur les milieux naturels sensibles à protéger en priorité. En effet, les anoures sont d’importants indicateurs de pollution et de modification de l’environnement.

Cliquez-ici pour envoyer vos relevés d'inventaire

Remise à l'état naturel du piémont du mont Saint-Hilaire

Depuis 2001, le Centre de la Nature, avec l’aide de nombreux bénévoles, fait des plantations d’arbres et d’arbustes indigènes en piémont, notamment près de la Falaise-de-Dieppe. Ces terrains accueillaient autrefois un foyer pour des personnes atteintes d'épilepsie avec un stationnement et des terrains de tennis et de baseball. Un long travail de restauration a permis la création de quatre mares et la plantation de plus de 6500 arbres et arbustes. Tout ceci a été rendu possible grâce à la participation bénévole de la communauté, d’entreprises, de scouts et d’élèves des écoles primaires et secondaires de la région.

Protection et mise en valeur du bois des Bosquets

La ville d’Otterburn Park s’est bâtie autour du parc de plaisance qui a fait jadis sa renommée. Le parc Otterburn était un vaste domaine qui offrait aux touristes des terrains de jeux, des excursions à bord de bateau à vapeur, un kiosque à musique, etc. Aujourd’hui, le parc appartient à la Société des enfants handicapés du Québec et est connu sous le nom des « Bosquets » et constitue un îlot de forêt entre la rivière Richelieu et le mont Saint-Hilaire. Ce boisé de plaine inondable abrite plus de 200 espèces de plantes. Dans les prochaines années, divers projets seront réalisés pour améliorer la protection et la mise en valeur de ce boisé d’importance.

Aménagement d’un bassin de captation des eaux de pluie à forte valeur écologique

Il y a quelques années, lors de la construction de nouvelles résidences dans le secteur du Parc de conservation de la Falaise-de-Dieppe situé en piémont de la montagne, un imposant bassin de captation des eaux de ruissellement a été construit. Son implantation s’est faite avec peu d’attention pour le paysage environnant et sans se soucier de l’écosystème du piémont. Ainsi, le Centre de la Nature a entrepris une reconfiguration complète du secteur et une remise à l’état naturel du bassin afin de l’intégrer au paysage et de lui donner une vocation de conservation.

2011, une année record pour la conservation volontaire

Pour le Centre de la Nature, l’année 2011 a été riche en termes de conservation volontaire! C’est en effet une année record pour des acquisitions de milieux naturels à des fins de conservation. En tout, pas moins de 25 hectares de milieux naturels s’ajoutent aux propriétés déjà protégées, soit un agrandissement de 2,5 % de la superficie protégée de la montagne. Le Centre de la Nature travaille depuis 2001 à protéger des milieux naturels autour de la montagne et dans les corridors forestiers avec la participation de propriétaires privés. Ce sont près de 78 ha de milieux naturels qui sont maintenant protégés à perpétuité. Au total, cela représente 26 propriétés qui permettent d’augmenter la superficie protégée du mont Saint-Hilaire de près de 8 %.

Conservation à perpétuité du Parc de conservation de la Falaise-Dieppe

Le Parc de conservation de la Falaise-Dieppe est le fruit de l'attachement des résidents de Mont-Saint-Hilaire à leur montagne. Des centaines de résidents ont lutté pour la protection de ce site et pour empêcher la construction de condominiums au pied de la Falaise-de-Dieppe. À la demande des citoyens, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a acquis ce terrain dans le but de le protéger et de le remettre à l'état naturel. En 2010, la Ville de Mont-Saint-Hilaire a consenti une servitude de conservation au Centre de la Nature pour protéger à perpétuité ce milieu aujourd’hui redevenu naturel.

Protection et mise en valeur des corridors forestiers

Au Centre de la Nature, la protection des corridors forestiers est une préoccupation important depuis le début des années 2000. En effet, les boisés plus ou moins fragmentés sont indispensables au maintien de la diversité biologique de la montagne. À la lumière des analyses écologiques, économiques et sociales, le Centre de la Nature a ciblé des stratégies de conservation à l’intention de tous les acteurs impliqués dans leur conservation. Les municipalités, les citoyens, les agriculteurs et les groupes de conservation sont appelés à travailler ensemble pour la protection des corridors forestiers dans la Vallée-du-Richelieu.

Espèces en situation précaire et habitats d’intérêt de la Réserve de biosphère

La plus grande richesse de la Réserve de biosphère est sa biodiversité exceptionnelle. On y observe un grand nombre d’espèces menacées et d’écosystèmes forestiers exceptionnels. Afin d’éviter que ces milieux ne se dégradent ou que certaines espèces disparaissent, ces milieux doivent absolument être protégés et parfois même restaurés. Cette préoccupation s’applique tant à la Réserve naturelle Gault qu’au piémont de la montagne ou aux corridors forestiers. La survie de ces espèces passe par leur suivi et aussi par la protection de leur habitat en faisant appel à différentes options de conservation disponibles.

Caractérisation des ruisseaux de Mont-Saint-Hilaire

En partenariat avec l’Université McGill et la Ville de Mont-Saint-Hilaire, le Centre de la Nature a étudié en détail les bandes riveraines et la qualité de l’habitat des ruisseaux qui prennent leur source sur la montagne et qui traversent la municipalité. Les bandes riveraines des ruisseaux permettent d'améliorer la qualité de l’eau, du paysage et de favoriser la biodiversité. Cette étude permettra d’améliorer la gestion des cours d’eau de la Ville et elle aidera le Centre de la Nature à sensibiliser les citoyens à l’importance de protéger les milieux naturels de la région.

Suivis de reproduction du faucon pèlerin

Deux couples de faucons pèlerin se sont reproduits sur le territoire de la Réserve de biosphère du mont Saint-Hilaire en 2011. Le couple de la Falaise-de-Dieppe a partagé la falaise avec un couple de corbeaux, leurs prédateurs potentiels, et a toléré la présence irrégulière de randonneurs sur son territoire. Le deuxième couple, qui niche dans la carrière Mont St-Hilaire, n’avait pas de prédateurs à proximité mais a dû composer avec la présence régulière de camions. L’observation des deux couples a montré que les faucons pèlerins de la Falaise-de-Dieppe étaient dérangés par la présence humaine occasionnelle et que la diminution de la randonnée en piémont était souhaitable pour leur offrir un habitat plus calme.

De nouvelles approches en conservation pour un réseau de nature au service des gens

Depuis des années, le Centre de la Nature travaille à protéger les milieux naturels de la région afin d'assurer la richesse de la montagne et des environs. Or, les milieux naturels nous rendent également des services essentiels. Ils contribuent à assurer la qualité de l'eau et de l'air, ils nous permettent d'y pratiquer des activités récréatives, ils jouent un rôle dans la pollinisation des champs, etc. Pour favoriser la protection des milieux naturels à grande échelle, il faut favoriser des approches qui permettent aux citoyens d'être partie prenante du processus.

Avec la collaboration de plusieurs partenaires dont Nature-Action Québec et l'Univeristé McGill, deux grands axes seront explorés en conservation pour développer de nouveaux projets :
• la « connectivité homme-nature » qui encourage une harmonie entre les activités humaines et la protection des milieux naturels ;
• la « connectivité homme-homme » qui prône le rapprochement des communautés par la promotion de moyens de transports écologiques et la création de routes « vertes ».


Droit d'auteur © 2012 Centre de la Nature Mont Saint-Hilaire


Crédits photos: Françoise Coté - Joan Ouellette - Daniel Cyr - Jacques Messier - Mireille Meister - Andre-Paul Therrien

Faire un don maintenant par CanadaHelps.org!